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Septembre 2005

Mardi 20 Septembre

Il dormait, j'ai adoré - Lundi 19 Septembre

Nous sommes rentrés à 5h40.

Après une semaine de folie, j'ai laissé à Secret le soin d'aller se coucher d'autant que nous devions nous lever à 9h30 pour une journée à moto.

Malgré le fait que depuis dix minutes, les 24h d'éveil venait d'être dépassés, je ne suis pas allée me coucher tout de suite.

Les bonnes habitudes ont la dent dure, mon corps habitué à cette heure de lever semblait accuser le coup.

Puis je n'étais pas seule, retrouvant sur le net, notre complice dont j'avais quitté les lèvres, et les bras une heure plus tôt.

Lui non plus ne semblait pas vouloir dormir, sa douce étant allé rejoindre également les bras de Morphée.

Nous discutâmes ainsi deux heures avant que je ne me décide à user de sagesse et rejoindre Secret pour une courte heure de sommeil.

Je me glissais encore toute habillée dans le lit et me collais à lui.

Il était chaud...j'épousais ses courbes, doucement, surveillant sa respiration qui trahirait un quelconque dérangement.

Puis prise d'une irrésistible curiosité, je réchauffais mes doigts et glissais ma main vers le creux de ses reins.

Ils n'étaient pas assez chauds à mon goût et je ne voulais pas le réveiller.

Ma main s'arrêta dans sa course, revint, puis repartit pour saisir son sexe... en érection!.

J'attendis... son souffle imperturbable indiquait qu'il dormait profondément.

Je me collais à lui, ses effluves me parvenant aux narines, en main son sexe dont je raffole.

Je commençais alors un lent mouvement de va et vient, scrutant son profil à l'affût de la moindre crispation de ses traits trahissant son réveil, mais il restait imperturbable...

Je m'enhardit alors, l'esprit pleines de pensées érotiques, donnant à ma main une impulsion nouvelle plus active.

Son profil restait serein mais contre toute attente, son corps répondit à merveille à mes caresses.

Ses reins imprimèrent à leur tour un lent va et vient, accompagnant son sexe qui coulissait dans ma main.

Puis l'accélération de ses hanches conjuguée à celle de son souffle était le signal qu'il n'y en aurait plus pour longtemps avant qu'il ne laisse éclater sa jouissance.

Ce fut alors un cruel dilemme qui se présenta à moi: l'accompagnai-je jusqu'au bout en le laissant jouir endormi, ou tentai-je égoïstement de profiter pleinement de cette érection matinale ?

Je craquais.

Me relevant sur un coude, je ramenais le bassin de Secret vers moi pour mieux l'enjamber, ma jupe remontée sur mes hanches, mes jambes galbées de soie au contact des siennes.

Je m'empalais doucement mais profondément sur ce sexe que je câlinais quelques secondes plus tôt de ma main.

Il ouvrit les yeux, tout endormi encore, saisit mes hanches tandis que je libérais mes seins.

Je fit le sacrifice de cette heure de sommeil sur l'autel des Plaisirs, sans aucun regret!

« Mise en bouche » - Jeudi 15 Septembre

Décidément ! Nous pensions passer un agréable moment autour d’une table prometteuse. Le menu, délicieux, était annonciateur de mille et un plaisir.

Mais ce ne fut que catastrophe. A chaque stade du repas une nouvelle désillusion: Les toasts du foie gras, tiédis, firent perdre toute joie au palais. Le pavé de rumsteck demandé saignant arriva à point et la poire belle-Hélène fut déshabillée de son onctueux chocolat chaud.

Quand au vin, un bordeaux de bon cru, il s’était alourdi d’entrée sous l’effet de la chaleur.

Comment auriez vous réagit entre ce « trop » et « pas assez » ? Auriez vous quitté la table entièrement satisfait ou au contraire, frustré de n’avoir perçu que les prémisses des plaisirs annoncés, ce moment vous laissera, pour courronner le tout, le goût amer d’avoir faillit toucher du palais les mille et une extases rêvées.

Quel rapport me direz vous avec l’Erotisme et la Sensualité ?

De la chère à la chair, un seul but : le Plaisir

Aux plaisirs de la chair, l’absence des préliminaires me semble inconcevable.

Pas, trop ou pas assez donneront au festin des sens un instant d’inassouvi.

Car les préliminaires, au-delà de leur utilité physiologique, sont une communion de deux envies, une approche dans la même direction qu’est le Plaisir.

Dédouané du « timing », certains les préfèrent courts quand d’autres les souhaitent interminables.

Considérés par certains comme une formalité à remplir pour accomplir l’acte sexuel, pour d’autres, ils peuvent procurer la jouissance à part entière, devenant à eux seuls acte d’Amour.

Les préliminaires, ce n’est que la sollicitation de nos sens.

Le toucher devient caresse sous nos doigts.

L’odorat s’enivre des effluves de nos corps exaltés.

La vue se délecte des expressions de nos visages transcendés.

Le goûter savoure les saveurs relevées.

L’ouie, enfin, se fait complice, vous rapportant ses soupirs et gémissements.

En mémoire, les effluves de Secret volées au creux de son cou, si sensuelles qu’elles me prennent aux tripes.

L’agacement de ses doigts agiles sur mes tétons, galvanisés, qui s’érigent, trahissant mon désir.

Mes mots susurrés à son oreille, le plongeant dans un trouble excitant.

Mon œil en quête de la moindre crispation de son visage, trahissant son désir.

Le goût de ses baisers…

Ce sont autant d’actes d’Amour qui renforce notre Complicité.

Et de cette Complicité, nous irons plus loin encore.

Nous viendra la fantaisie d’un rapport « sauvage » comme d’un langoureux mélange des préliminaires ou l’extase et la jouissance, ne seront que la consécration de l’osmose de nos corps excités.

Enfin, si parfois nos corps se perdent dans les tourbillons du Désir, alors un mot, un geste, un regard suffira à nous retrouver.

« Encore »l lui susurrai-je à l’oreille, plongeant ensuite mon regard dans le sien, pour sceller cette envie qu’avec lui je veux encore partager .

La mise en bouche ? Décidément, c’est ce que je préfère ! :p

Coucher avec Elle de Robert Desnos - Mercredi 14 Septembre

Il est des images qui exaltent les sens mais il est des mots aussi, tout comme des poésies.
En voici un que j'affectionne beaucoup.
Découvert partiellement il y a quelques années (la partie la plus sage); en voulant vous le faire partager, je me suis rendue
compte qu'il avait une partie plus osée."

Coucher avec elle

Pour le sommeil côte à côte

Pour les rêves parallèles

Pour la double respiration

 

Coucher avec elle

Pour l'ombre unique et surprenante
Pour la même chaleur

Pour la rnême solitude

 

Coucher avec elle

Pour l'aurore partagée
Pour le minuit identique

Pour les mêmes fantômes

 

Coucher coucher avec elle

Pour l'amour absolu

l'our le vice pour le vice

Pour les baisers de toute espèce

 

Coucher avec elle

Pour un naufrage ineffable
Pour se prostituer l'un à l'autre

Pour se confondre

Coucher avec elle

Pour se prouver et prouver vraiment

Que jamais n'a pesé sur l'âme et le corps des amants
Le mensonge d'une tache originelle [...]

 

 

Si vous souhaitez découvrir l'Erotisme des vers, voici deux liens découverts:

http://www.evasions.be/poemes/des_roses/oh/

http://poesie-erotique.com/pages/19.php

Vous avez dit « p’tit Kiki » ? - Mardi 13 Septembre

S’il est un complexe que les femmes n’ont pas, c’est celui de la taille du pénis ! Et ce complexe typiquement masculin semble avoir la 1ere place sur le podium de ces messieurs.

Tous savons qu’un complexe a plutôt la peau tenace !

La taille du kiki a toujours été une préoccupation.

Dans le Kama Sutra déjà, Vâtsyâyana indique comment "faire grossir le linga", en utilisant, pour le faire enfler, les poils urticants de certains insectes vivant dans les arbres, ou encore en l'enduisant d'une décoction de végétaux et de beurre de buflonne [Messieurs que dites vous de ces solutions ?]  Quant aux fakirs, ils suspendaient dès leur jeune âge des poids à leur verge pour l'allonger progressivement jusqu'à atteindre 45 cm !

Mais l’heure n’est pas à la performance sexuelle et je voudrais rassurer ces messieurs qui en douterait encore, que l’Art de l’Amour n’est pas une question de géométrie théorique (cm-diamètre)  mais bien plus une question de savoir faire.

Je n’ai lu nulle part que seules les 21 cm/5cm de diamètre nous montaient au 7eme ciel tandis que les 15cm/3cm de diamètre se cantonnaient au rez de chaussée.

N’oubliez jamais que le Plaisir notamment féminin n’est pas basiquement mécanique, mais une subtile alchimie entre notre corps et nos Emotions !

Bon, on vous l’accorde, c’est vrai ! Difficile de jouer les « blasées » lorsqu’on découvre Rocco et certains de ses amis ; et alors ? cela signifie t-il pour autant le bannissement et l’exil de notre Kiki préféré ?

De la même manière Messieurs, devons nous nous diriger vers le local poubelle à chaque « Loup attitude » (de Tex Avery) devant les Adriana et Laetitia ?

 

Je vous entends déjà me répondre que des Adriana, nous en rencontrons quand même largement moins que vous les Kikis du voisin !

Car en effet, si le regard de votre Belle compte (et vous le sollicitez bien plus que vous ne le pensez (« je la trouve un peu petite, qu’en penses tu Chérie ? » , « il a l’air pas mal foutu celui là ? NON ? » « alors ? H.E.U.R.E.U.S.E » « Ca t’a plu ma Chérie ? , t’es sur, j’étais pourtant pas en grande forme ce soir, ce sera mieux la prochaine fois »), il vous semble souvent trop subjectif.

Et il n’y a pas plus lucide que vous pour faire la part des choses, n’est-ce pas ?.

Cette lucidité est médicalement appelé «le syndrome de vestiaire ».

Il consiste en une perte de contrôle de votre regard qui, telle une fusée à tête chercheuse, s’en va examiner les Kikis voisins, pour vous ramener l’information capitale : soulagement (« je suis pas si mal foutu quand même ! ») ou déception (« mais comment ce nain peut-il être gaulé de cette manière ! c’est trop inzuste ! »).

Et il n’y a pas mieux qu’un vestiaire comme champs de bataille !

C’est humain, et nous les femmes ne sommes pas en reste !

C’est pourquoi je voulais juste  vous dire, Messieurs : « acceptez d’être aimé tels que vous êtes et non pas tels que vous voudriez être » ( « RoccoStallone »,  « RoccoVandame », « RoccoSchwarzi » ?)

Pour anecdote, mon seul et unique gode m’a été offert par un homme, qui accompagna son présent d’un « Je ne l’ai pas pris plus gros pour que tu ne te lasses pas de mon sexe ».

La rivalité pousserait-elle jusqu’au latex ? Qu’en est-il alors dans le Libertinage avec vos potentiels complices ?

Dans ce vestiaire virtuel, poursuivez vous votre quête DU rival à éviter ?

J’ose croire que pour une quasi majorité d’entre nous, nous n’avons pas pour obsession la taille de votre pénis.

Que les rencontres avec un Kiki complice n’aura pas pour but de remettre en cause tout l’Amour et le dévouement que l’on porte au votre, si imparfait le trouvez vous ; mais, et surtout, à VOUS tout simplement!

Fi des rivalités, des craintes, des appréhensions, n’oubliez pas… il est plus facile d’être aimé pour ce que l’on est que pour ce que l’on n’est pas !

Qu’en pensez vous ?

Le liberé  - Lundi 12 Août 2005