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Liaisons dangereuses

Quand Cécile appris que Manu remplacerait Ludovic pour le rôle du Marquis de Valmont, elle eut un grand instant de solitude. Ce n’était décidément pas d’chance !

Pourquoi donc Ludovic avait-il tenté le diable en s’offrant cette semaine de vacances au ski en pleines répétitions des Liaisons Dangereuses ?

Bernard, le metteur en scène, ignorait-il qu’elle et Manu s’étaient fréquentés quelques temps ? L’avait-il au contraire deviné et profité ainsi de la situation en les remettant face à face ?

Ses souvenirs la ramenaient souvent à de torrides instants. Manu, était sous ses airs posés, un être bouillonnant et terriblement sensuel.

Depuis, Cécile avait décidé de tourner la page et avait un faible pour Ludovic, même si jusque ici, leur complicité naissante s’était bornée à se serrer l’un contre l’autre sur le sofa de Cécile un soir réservé à leurs répétitions.

Cécile soupira en lisant la scène qu’il lui fallait interpréter avec son nouveau partenaire.

Elle redoutait le contact de ses mains tout comme  le rapprochement des corps mais Cécile de Volanges sacrifiait sa virginité dans les bras du Marquis ! Elle ne saurait réécrire l’histoire, même si Bernard, avait quelque peu modifié le déroulement de la scène de la lettre LXXVI, parce que trop érotique pour être jouée ainsi.

Elle se rassura, Manu saurait rester professionnel.

 

Sept heures sonnaient à l’église du quartier quand elle entra dans le théâtre  éteint et silencieux.

Seul quelques projecteurs éclairaient Manu qui, sur scène, se fondait dans le décor, son texte à la main. Sans doute pour ne faire qu’un avec le Marquis de Valmont, il avait enfilé son costume de scène.

Assit sur le lit, elle le vit mimer la scène d’approche de Valmont, tel un prédateur se jouant de sa proie.

Ses mains caressaient des courbes invisibles et pourtant, Cécile tressaillit, ses seins s’érigèrent excités sous son petit haut moulant tandis qu’ une douce chaleur diffuse envahissait le creux de ses reins.

Elle ne quittait pas Manu des yeux.

L’éclairage tamisé glissait sur sa peau mate, son regard ténébreux était empli de fougue retenue, Valmont s’était emparé de lui.

Il s’arrêta, sourit et se retourna vers la salle ou il devina Cécile plus qu’il ne l’a vit !

« Cécile ? Tu es là ? »

Cécile sorti de sa douce torpeur et d’une voix mal assurée répondit à Manu :

« Oui, bien sur ! Qui veux tu donc que ce soit à cette heure matinale » dit-elle d’une voix un peu rauque.

« J’arrive..  »

 

Manu remarqua le trouble de Cécile dont le regard le fuyait, ses joues rosies, ses yeux brillants.

Ses cheveux négligemment attachés tombaient sur ses épaules.

Il ne put s’empêcher de se remémorer leurs réveils sensuels où ils avaient tant de mal à se séparer l’un de l’autre. Son sexe pris forme à ses souvenirs.

« Alors ? Prête ? Veux tu un café pour commencer ? » lui proposa t-il en se penchant vers elle pour déposer un baiser sur son front, misant sur l’amplitude de sa chemise pour cacher l’érection qui l’avait surpris à l’évocation des souvenirs.

Le parfum de ses cheveux le saisit plus encore… il retint son souffle pour ne pas se trahir.

 

« Non merci Manu, j’en ai pris un avant de partir et nous n’avons que 2 h, j’ai un rendez vous à 9h30… Je ne veux pas être en retard. Commençons tout de suite veux tu !?! » lui dit-elle en fuyant toujours son regard.

« Tu te changes ?

- me changer ? pour ?

- éviter les mauvaises surprises le jour J

- Comment ça ?

- Je m’en voudrais de perdre mes moyens devant la salle que j’espère pleine à craquer ! Reconnais que ce collant soit, très seyant, est peu discret ! » lui dit-il en souriant en tirant sur sa chemise pour ne pas se trahir.

Cécile retrouvait là Manu, séducteur et séduisant, à qui elle ne pouvait rien refuser ! Elle ne put s’empêcher de sourire sans rien remarquer de l’état de son partenaire.

« Je ne te vois pas venir .., dit-elle en souriant, mais soit, puisque tu es toi-même en tenue …je reviens... »

 

Lorsqu’elle revint sur la scène ou Manu l’attendait songeur, Cécile était vêtue d’une grande chemise volante à l’ancienne, qu’elle n’avait pas pris soin de lacer devant.

Le projecteur derrière elle renvoyait sa silhouette en contre jour, dessinant les courbes qu’il avait un temps possédé. Elle était divine ainsi et il eut soudain, une furieuse envie d’elle.

Il ne dit rien, se laissant envahir par le flot du désir qui s’empara de ses reins.

Son désir venait de franchir une nouvelle étape, tout d’abord excité par la situation, l’envie de la prendre là maintenant se faisait évidence.

Il ne la quittait pas des yeux, tandis qu’elle, ignorant que le contre jour lumineux la livrait sans détours au regard de son impétueux partenaire poursuivit :

« Très seyant n’est-ce pas ? » dit-elle en tournant sur elle-même, et sans attendre de réponse, poursuivit: « Allez, assez perdu de temps, Marquis, je vous en prie » tout en lui faisant sa révérence.

 

Elle plongea sur le lit, s’empara de l’écritoire et sembla absorbée par la lettre imaginaire qu’elle fit semblant d’écrire.

La chemise remontée haut sur les cuisses de Cécile quand cette dernière s’était laissée tomber sur le lit, maintient le désir de Manu.

Il s’assit, et commença à réciter son texte.

Quand sa main glissa sur le mollet de Cécile à la rencontre de sa cuisse blanche, le léger sursaut qu’elle ne su contenir le réconforta. Il n’était pas le seul à être troublé !

Leurs échanges se poursuivirent, leurs regards se croisèrent et il se sentait désormais très à l’étroit sous son collant, son érection devenait douloureuse et son désir piaffait d’impatience à être satisfait

Arriva l’instant crucial ou, devant découvrir les fesses de Cécile, il devait se pencher afin de les embrasser.

 Une culotte couleur chair devait donner le change au public, mais en l’occurrence, le string que portait Cécile, lui offrait la vue de ses fesses charnues.

Se penchant vers elles, il enfoui son visage entre elles tout en les pétrissant à deux mains.

Un cri s’échappa de la bouche de Cécile, surprise par l’assaut.

Un bref instant qui lui sembla une éternité, elle ne sut que faire. Etait-ce Valmont qui dans sa fougue avait perdu toute mesure ou était-ce Manu, qui ne pouvait pas ne pas profiter de cette situation ?

“ Marquis ! » protesta t-elle mollement tandis que le feu embrasait ses reins !

« Manu ! » soupira t-elle

Mais pas plus Manu que le Marquis ne répondit à ses protestations. L’étreinte se fit plus précise, remontant vers elle, elle senti l’homme se coller contre elle, ses reins contre ses fesses, tandis que, se penchant vers elle, il susurra : « Mademoiselle de Volanges … Cécile…Ne soyez pas si cruelle ! Abandonnez vous au trouble des choses de l’Amour, dont vous sentez accroître contre votre cul la montée du désir. »

Cécile ferma les yeux. La voix sensuelle et rauque, le souffle saccadé de l’homme contre elle, le chibre tendu calé entre ses fesses, annihilèrent ses dernières retenues ; en tête, resurgirent le souvenir de leurs étreintes.

Manu perçu le discret mouvement du bassin de la belle se collant à ses reins. De nouveau enivré par le parfum que dégageait ses cheveux défaits, il baisa sa nuque à peine dévoilée, glissant sa main au delà de son épaule, à la recherche de celle de Cécile.

Quand il la trouva, leurs doigts s’emmêlèrent sans efforts, se pressèrent les uns contre les autres.

Cécile soupira d’aise, la bouche entrouverte, le souffle court. Elle sentait la puissance virile du corps tendu de Manu et eut envie qu’il aille plus loin, qu’il poursuive cette scène jusqu’au réalisme !

Sa fierté tout autant que sa pudeur l’empêchait de laisser libre court à ses instincts les plus sensuels mais l’idée d’être prise là, sur l’instant, par Manu, la faisait trembler de désir. Elle gémit.

Manu ne forcerait pas Cécile même si le désir, puissant, qui le tourmentait appelait à être soulagé ! Il la ferait venir à lui !

Or contre son corps tendu, celui de Cécile fit bloc, ondulant pour mieux épouser le sien, son visage près du sien, son profil trahissant l’émoi qui la saisissait.

Son souffle saccadé qui s’échappait de ses lèvres entrouvertes, ses yeux mi clos, ses lèvres rouges sous l’afflux de sang, ses joues rosies…

Manu que cette vision acheva d’affoler, en appui sur la main mêlée à celle de Cécile, s’écarta à regret , les yeux rivés sur le corps qu’il devinait sous l’étoffe légère.

Ses fesses à demies dénudées, rondes, se soulevèrent avec lui, peu décidées à le quitter.

 

Mais il n’en pouvait plus, se défroquant, il sorti son sexe raide et turgescent qu’il branla doucement. Il était douloureux et Manu n’aspirait plus qu’à retrouver celle qui le mettait dans cet état.

Quittant son sexe, il flatta les fesses de Cécile qui gémit sous la caresse pourtant légère. Cambrant ses reins pour accompagner la main flatteuse, elle offrit à la vue de Manu l’antre secrète caché sous le tissu  de son string trempé.

Manu pressa la fesse qu’il tenait dans sa main, tant la vision que lui offrait Cécile était excitante. Tout naturellement, il glissa sa main vers le sillon de ses fesses, frôlant le tissu , il l’écarta enfin pour y glisser ses doigts aventuriers.

Cécile pressa son autre main sous le contact.

Elle était accueillante et douce… Ses doigts glissèrent sans efforts le long de ses lèvres à la recherche de son clitoris qu’il trouva fièrement dressé. Il s’en empara, le fit rouler entre ses doigts, l’abandonnant pour glisser à nouveau le long des lèvres fines et revenir enfin de nouveau l’agacer.

 

Hypnotisé par la vision de rêve, il sentait  plus qu’il ne voyait les ondulations du bassin de la belle qui s’appuyant sur ses avants bras, avait redressé son bassin de telle façon que Manu pouvait accéder sans entraves au cœur du délice.

Mais Cécile qui connaissait son corps, n’en pouvait plus d’attendre le coup de rein salvateur qui la ferait gémir autant d’aise que de plaisir.

Manu, Valmont, avait décidé de jouer, s’enivrant du duel qui le rapprochait peu à peu.

Haletante, sous l’emprise de ses doigts joueurs, Cécile imagina l’instant ou il la prendrait, ou elle sentirait le gland gonflé de désir, glisser sur ses lèvres, s’y humidifier avant de les écarter, afin de s’introduire, conquérant, puissamment en elle jusque la garde, ses fesses s’écrasant sur le bas ventre de son vainqueur.

Elle attendrait alors qu’il s’habitue à l’écrin brûlant et humide, son chibre douloureux irradié des afflux de sang, puis une fois qu’elle le saurait maître des lieux, alors, elle lui montrerait qui est Cécile, de Volanges ou pas.

Elle le prendrait puisqu’il s’amusait à ne pas vouloir la prendre. Elle s’empalerait sur sa verge tendue et imposerait sa cadence… Elle…

 

Manu ne pouvant ignorer plus longtemps l’invitation de Cécile, céda à son désir et le sien. Il quitta la main qu’il tenait encore, pris appui sur les hanches rondes, s’agenouilla derrière elle, et frissonna au contact de son gland sur l’abricot parfumé qu’il venait de câliner.

Son gland glissa le long des lèvres rouges et humides. Il le ramena plus haut et s’introduisit en elle en une poussée virile. Il bloqua le cul tentateur contre son bas ventre. L’assaut avait accéléré les pulsations de son corps et le sang battait le long de sa queue prête à exploser.

La belle contracta les muscles de son vagin comme pour mieux emprisonner son vit. Quand elle le relâcha, il entrepris un lent va et vient, coulissant au fond d’elle, au rythme de ses gémissement.

Il était à deux doigts d’exploser.

 

Cécile dont ses mains crispées froissaient les draps, ondula de son bassin gourmand. Chaque rencontre avec le bas ventre de Manu se fit de plus en plus appuyée jusqu’à se qu’elle s’empala sans retenue, loin de l’héroïne ingénue qu’elle devait incarner.

Il la trouva splendide dans son plaisir et le spectacle  de cette prise d’assaut acheva de l’exciter.

Il aurait aimé poursuivre encore mais la gourmandise de Cécile l’appela à jouir en elle. Il accéléra le rythme, cadencé au claquement de ses fesses. Quittant ses hanches, une de ses mains glissa au creux de ses reins pour mieux l’attirer à lui.

Le souffle court, les yeux troubles, enfin, tout son être tendu vers celle qu’il possédait, il s’épandit en elle dans un râle libérateur, pilonnant une dernière fois la gourmande qui ondulait en gémissant de plaisir.

L’assaut avait été puissant d’émotions. La belle se laissa doucement glisser sur le lit. Il s’allongea près d’elle, déposant un baiser sur son épaule. Ils n’entendirent pas plus qu’ils ne virent la porte du fond de la salle battre quelques secondes pour s’immobiliser enfin, rendant au lieu l’intimité qui était la sienne.