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Depuis l’aube une atmosphère pesante et lourde régnait annonçant la colère
Du toit du monde. En cette fin de journée d’été, Délice et Secret étaient cloîtrés dans leur demeure,
Les volets mi-clos laissant juste un filet de lumière pénétrer le refuge de leur amour.
La nature elle, comme un long fleuve tranquille continuait son chemin, tandis que Le roi soleil , vêtu de sa parure jaune orangée descendait lentement au fil des heures pour tirer sa révérence aux sujets de ce monde peuplant son royaume.
Délice ne supportant plus cette moiteur l’’envahir et lui coller à la peau après une longue et dure journée de labeur décida de se rafraîchir. Elle se dévêtit laissant apparaître à Secret les rondeurs de son corps ruisselant. D’une démarche féline et souple, elle disparu à l’étage et se glissa dans un bain fraîchement coulé telle une oasis découverte en plein désert.
Elle y plongea lentement et voluptueusement pour laisser chaque partie de son corps découvrir ce chaud et froid la gagner. Son être tout entier se raffermissait sous l’effet de la fraîcheur abondante. Elle ferma les yeux dans ce silence apaisant et ressenti un frissonnement bienvenue lui rappeler que certains de ces attributs étaient sensibles à ce changement spontané.
Durant ce moment de plaisir solitaire, Secret gagné par cette lourdeur s’était assoupie, allongé de tout son long nu comme un vert dans le sofa du salon, cherchant la moindre source de fraîcheur. En dépit de sa nudité il ne parvenait pas
Obtenir l’effet escompté. Il changeait de position sans cesse pour apaiser son corps bouillonnant et se procurer le bien être tant espéré.
Soudain saisit par le froid, Délice sortie de sa léthargie, elle quitta rapidement ce lieu de plaisir furtif.
Tremblotante, elle se sécha et enfila une tenue champêtre. Une jolie robe fleurie à même le corps. Le silence régnant dans la demeure, elle découvrit Secret sur le sofa dans sa plus simple expression.
Elle s’approcha de la fenêtre et poussa violement les volets qui en butant sur le mur sortirent Secret
De sa tendre aparté. Il la découvrit face à la lumière du jour toutes de fleurs vêtues dans une posture laissant deviner sa jolie cambrure. Elle lui fit volte face arguant un sourire espiègle et prit la poudre d’escampette.
A peine sortie de son rêve éphémère mais curieux de l’instant présent, Secret revêtu son corps d’un textile du moment et de toute sa hauteur du pas de la porte rechercha son Délice s’enfuyant. Le sourire aux lèvres elle lui jeta un regard malicieux et d’une main complice elle lui fit signe de la suivre.
De grands champs de coquelicots s’ouvraient devant elle, comme la mer devant moïse, elle riait aux éclats, couraient en tournoyant sur elle-même dévoilant dans ce tourbillon ses fesses rondes et nues de surcroît. Secret pris au jeu la suivait en la désirant de son regard complice.
Mais la nature repris ses droits, imprégnant sa peau d’une lourdeur encore plus efficace, comme si le fraîcheur acquise avait constitué à un affront à la grande dame. Las de cette gêne, Délice se dénuda donnant son corps tout entier au regard de son compagnon, sous l’œil attentif du dieu Eros contemplant cette scène depuis l’immensité des cieux.
Puis elle s’arrêta enivrée, ses cheveux étaient détachés par cette folle course et lui caressait le visage.
Faisant face au soleil couchant, elle s’allongea au milieu des coquelicots et coquinement en détachaient les pétales qu’elles déposaient sur les parties intimes de son corps pour cacher les fruits défendus.
Secret s’étendit à ses côtés, et délicatement lui ôta les pétales de coquelicots qui couvraient son corps chaud, il savourait de son regard les formes généreuses de sa tendre et délicieuse qui apparaissaient au fur et à mesure de l’effeuillage. Cette récolte de pétales eu un effet très agréable chez secret, il sentait une force incontrôlable monté en lui et un désir naissant qui l’enivrait.
Délice, armée de son sixième sens, sourit malicieusement car elle savait ce qu’elle avait déclenché. Elle
ouvrît lentement les yeux laissant apparaître ses deux émeraudes scintillantes ou l’on apercevait le regard de secret miroitant à l’intérieur. Secret tout en continuant ce déshabillage naturel fit glisser le lin qui recouvrait sa flèche qui ne demandait qu’à jaillir.
Il s’allongea délicatement sur compagne en épousant son corps comme pour ne faire plus qu’un. La peau de Délice était perlée de petites gouttes par ce réchauffement corporel que secret entreprit de lécher. D’une langue habile,
Il les retiraient unes à unes et progressivement se laissait glisser comme un cours d’eau qui descend la montagne vers la vallée.
Délice se cambrait à chaque coup de langue et soupirait de plaisir, comme pour inviter ce cours d’eau telle une crue, a débordée sur l’orée du bois. Secret plongé dans une descente interminable de ce long corps parvint langoureusement jusqu’au fruit défendu. Alors qu’il allait s’appliquer à pénétrer dans la forêt interdite, les couleurs du ciel s’assombrirent d’un noir soudain et colérique
Le toit du monde se mis alors à crier sa colère, faisant jaillir des éclairs foudroyant qui pourfendait la noirceur au dessus de leur tête. Délice et Secret sentirent alors leurs corps inondés d’un liquide torrentiel qui s’abattait sur eux et qui leur procurait une sensation de bien être. La colère des dieux grandissait, les obligeant à fuir en courant.
Nus tous les deux, ils coururent main dans la main comme deux enfants , Secret la flèche tendu en direction du refuge qui les abriteraient. Ce fut un moment éphémère mais humide jusqu’au seuil de la porte de leur demeure.
Leurs corps ruisselaient du nectar des dieux, ils se regardèrent et comme si cette course n’avait qu’accentué leur désir mutuelle, ils gagnèrent l’étage et l’endroit témoin de leur amour quotidien. D’une main ferme et décidé Secret claqua la porte cette pièce comme pour faire un pied de nez aux dieux qu’ils les avait chassé de leur naturel cavalcade. Leur regard se croisèrent et Délice s’allongea invitant la flèche de Secret touché sa cible.
La porte s’étend refermé sur leur amour, les dieux ne purent entendre que leur désir qui s’échappait vers les cieux. Le temps passa et ce désir s’estompa laissant le silence enrober la demeure endormie ou nos aventuriers enlacés jouissaient d’un repos bien mérité sous l’œil du dieu Eros.
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