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L’empire des sens interdit
Plus généralement issus de la classe moyenne ou aisée, ces nouveaux épicuriens appartiennent à tous les niveaux économiques et culturels. Les rencontres se font généralement via des petites annonces, des forums de rencontres ou des soirées organisées par des initiés.
Mais cette sexualité collective rime-t-elle forcément avec liberté sexuelle. Selon Daniel Welzer-Lang, sociologue et maître de conférence à l’université de Toulouse, certaines pratiques ont encore du mal à se conjuguer au féminin. D’après lui, l’échangisme reste encore un milieu macho. Non seulement le premier pas est plus souvent une demande masculine mais l’imaginaire érotique féminin peine parfois se satisfaire des codes hérités du porno très présent lors de ces soirées. Mais cette conception de la femme soumise et sexy semble évoluer, comme en atteste le témoignage de Sarah sur nos forums : "Pour moi et pour beaucoup d'autres personnes ayant vécu cette expérience, notre couple est beaucoup plus épanoui. Nous sommes plus heureux, il y a moins de tensions (…) Ca n’a pas été facile de prendre cette décision mais je ne regrette rien. Je suis très heureuse avec mon copain. La preuve : il m’a demandé de l’épouser, il y a un mois".
Quelles sont les motivations initiales de ces explorateurs de nouveaux horizons sexuels ? Envie de pimenter sa vie amoureuse, de ne pas mourir idiot, de braver les interdits et les conventions sociales… Telles sont les intentions affichées de ces hédonistes des temps modernes. Mais combien parmi eux ont simplement envie de rester dans le coup pressé par une société où le plaisir est roi… Les échangistes ne seraient-ils pas des victimes de la mode ?
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