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Je reviens

« Je reviens »…

J'avais pris ma journée et je bullais donc tranquille, en déshabillé, devant l'écran, profitant d'msn pour discuter avec mon cher et tendre, des coquineries de la veille qui nous avaient tenus éveillés jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Notre discussion ne tarda pas à me mettre les sens sans dessus dessous, et je tapais de plus en plus souvent mes réponses à une seule main, l'autre ayant abandonné le clavier pour se glisser entre mes cuisses et câliner mon clito qui très sûrement s'érigeait.

Mon Homme ignorait tout de ma conduite, et rien ne laissait percevoir au travers de mes mots, la situation dans laquelle je me trouvais. Il continuait à me dire combien il avait adoré me prendre en levrette, glisser en moi jusque la garde, combien je l'excitais.

Chacun de ces mots, chacune de ses allusions nourrissaient l'excitation dans laquelle je me trouvais.

La bretelle de ma nuisette en satin avait glissé de mon épaule, dénudant mon sein, jusqu'au téton dressé qui retenait à l'aréole, le tissu glissant.

Mes doigts cachés entre mes cuisses serrées s'activaient délicieusement sur mon clito effrontément dressé, qu'ils quittaient pour flatter le sillon de mes lèvres trempées.

L'odeur de ma cyprine vint titiller mes narines, mon coeur battant la chamade, mon souffle court.

Je me pincais les lèvres... J'avais une furieuse envie de faire l'amour, là, maintenant... Et je m'en étais ouverte à mon Homme. Mes mots se firent plus crus...Je lui fis comprendre que j'avais besoin d'un sexe bien raide et dévoué, prêt à me pourfendre, afin d'apaiser la montée d'adrénaline que l'excitation avait provoqué en moi.

Je demandais à Secret d'attendre quelques instants, je quittais la pièce.

Je revins quelques minutes plus tard, tirais les rideaux qui me mettraient à l'abri des regards indiscrets du vis à vis, repris ma place au clavier... Secret me prévenait qu'il devait s'absenter un court instant l'histoire de régler un problème.

J'écartais les jambes pour glisser à nouveau mes doigts sur mon intimité gourmande et trempée. Tantôt mon clito, tantôt le long de mes lèvres, mes doigts agacaient et nourrissaient ma subite envie, me faisant onduler du bassin sur la chaise, le souffle court, les yeux clos, me pincant la lèvre pour retenir les gémissements que provoquait cette situation.

Je le pris sur le bureau où je venais de le déposer quelques instants plus tôt, le fit glisser sur mes lèvres mouillées...Secret, soudain se manifesta à nouveau. "Revenu" me disait-il puis "Comment es-tu ma Chérie? trempée j'imagine... je n'en doute pas une seconde telle que je te connais"...

Je ne répondis pas, de ma main libre, je descendis la cam du haut de l'écran pour la placer entre le clavier et moi, puis je répondis enfin "A ton avis ? Regarde..."

Je reculais la chaise, réglant la cam sur mon entrecuisse et cliquait sur l'invitation à visionner.

A l'écran, je vis le gode que j'avais en main pénétrer lentement mais surement mes lèvres turgescentes, je fermais les yeux sous l'onde de plaisir que je ressentais à être ainsi "prise", et je commencais un lent et voluptueux va et vient.

Je voyais les mots de Secret défiler...Son érection douloureusement comprimé par son pantalon, son envie de me prendre sans sommation pour assouvir mes envies qu'il ne pouvait que constater... Chacun de ses mots, subtilement choisis, accentuaient les mouvements que j'imprimais à mon jouet. Les gémissements, de plus en plus fort, qui s'échappaient d'entre mes lèvres résonnaient dans la pièce... C'était divin...

Tout au plaisir que je me procurais, je n'avais pas remarqué que l'écran était resté muet depuis quelques minutes déjà..

La dernière phrase disait "Je reviens".

Tant pis pour Lui, les caresses que je me prodiguais m’amenait aux bords de la jouissance solitaire… et son absence se faisait cruellement sentir. Le clavier ayant libéré mon autre main, je m’appliquais de mes dix doigts à soulager le feu de mes entrailles…une main toute dévouée à mon clito décidément gourmand, tandis que l’autre jouait agilement avec mon jouet salvateur.

J’oubliais tout, les yeux clos, concentrée sur la montée inéluctable de mon plaisir.

Mes reins ondulaient de plus en plus sur mon jouet, l’autre bretelle de mon négligé avait, elle aussi, glissé sur mon bras, découvrant ma poitrine gonflée de désir.

J’entrouvris les yeux vers la glace ancienne au dessus de la cheminée.

Elle me renvoyait le reflet impudique de mon plaisir solitaire, mes seins provocants que mes bras ramenaient l’un contre l’autre, laissant deviner aux mouvements de mes bras, ce qui se passait sous le bureau.

Cette vision acheva mon plaisir trop longtemps contenu et je me laissais aller, sans retenue aucune, le vide de la pièce, soudain emplit de mes gémissements libérés.

Haletante, j’accompagnais la retombée de mes émotions de câlines caresses à l’encontre de mon intimité… quand soudain, le parquet craqua.

Je tournais la tête vers la porte pour découvrir mon Homme souriant adossé au chambranle, la main sur la bosse de son pantalon.

Je devins plus pivoine que la pivoine elle-même ; ne sachant que dire ni faire, prise en flagrant délit de plaisir solitaire, je ne savais pas quelle attitude adopter. C’était bien plus facile d’allumer mon Homme par cam interposée que de l’avoir aux premières loges.

Avant même que je n’ouvris la bouche pour prendre la parole, il s’était approché, en déboutonnant son pantalon, sortant son sexe turgescent. Hypnotisée par son attitude provocante et décidée, je ne quittais pas sa verge des yeux, et me surpris à passer ma langue sur mes lèvres…

Arrivé à ma hauteur, il posa sa main sur ma nuque et m’attira, d’un geste décidé qui ne souffrait d’aucun refus, jusqu’à son vit que je pris sans me faire prier ! Je sentis l’onde frissonnante qui l’électrisa quand ma bouche se referma sur son sexe.

Plus discrètement, ce contact provoqua au creux de mes reins une nouvelle giclée de cyprine, et mon gode se fraya à nouveau un passage entre mes lèvres trempées.

Mon autre main remontée au bas ventre de mon Homme, flattait ses testicules amoureusement.

L’état d’excitation  dans lequel nous nous trouvions appelait des désirs pressants et une envie plus pressante encore de les assouvir.

Mon Homme qui manifestement appréciait que trop bien la docilité de ma langue qui lui léchait amoureusement la hampe, se retira soudain.

Il me releva, me fit poser mon jouet sur le bureau, passa derrière moi.

Se plaquant à moi, il saisit mes seins généreux en m’embrassant dans le cou, nos regards se croisèrent dans le reflet de la glace.

« Ma Chérie, tu es une vraie garce quand tu t’y mets ! Te voir te caresser effrontément sur mon écran, sans pouvoir rien faire relève de la torture… Il me fallait retourner la situation, j’ai prévenu mon patron que je m’absentais chercher des plans… Tu ne croyais vraiment pas que j’allais te laisser t’en tirer à si bon compte ?! »

Je souris, l’air mutin, excitée à souhait de l’aveu qu’il venait de me faire.

Comme j’allais lui répondre, il débarrassa d’un geste le clavier qu’il poussa plus loin, me bascula vers l’avant et d’un pied, écarta mes jambes.

Je ne me fis pas prier, appuyée sur mes avant bras, je cambrais mes reins, offerte, mon envie d’être prise allait enfin être assouvie.

Il flatta ma croupe, tandis que d’un mouvement de reins, il prit possession de moi.

Son ardeur traduisait la frustration qui avait du le ronger à me mater derrière son écran.

Je me remémorais la  célèbre scène de Basic Instinct quand le flic culbute son ex sur le dossier du canapé du salon.