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Automne

L’automne

Les vendanges de l’Amour

 

Un coup de chance énorme.

L'appartement était spacieux et lumineux, ouvert sur un grand parc boisé. Un vrai petit nid d’amour. Le rêve !

Non, le rêve c'était de pouvoir le partager avec celle que j'aimais.

Un coup de chance là aussi !

De toute façon, depuis notre rencontre, tout me souriait et rien ne semblait devoir altérer le bonheur total que nous vivions.

 

Tout avait commencé cet automne par la décision de partir faire les vendanges. La fac ne commençait que mi octobre et ça me laissait un mois pour me constituer un petit pécule pour l'année universitaire.

Nous nous étions retrouvé tout un petit groupe, garçons et filles, étudiants comme moi pour la plupart, travaillant de l'aube jusqu'au soir. Le travail était pénible pour des non manuels mais l'ambiance était bonne enfant et les journées s'écoulaient dans la convivialité. Le soir, moulus, nous nous retrouvions réunis autour d'un repas copieux mais souvent pris à la hâte pour rejoindre nos dortoirs, garçons en bas et filles en haut. Même si l'ambiance était des plus sympathiques, les liens qui s'étaient créés restaient purement amicaux et on ne voyait pas de transferts nocturnes du bas vers le haut ou de haut en bas. Bien sur, cette petite brunette aux yeux noirs avait attiré mon regard et j'avais remarqué que plusieurs fois, elle avait détourné les yeux lorsque je me retournais brutalement. Mais de là à imaginer que je puisse lui plaire...

 

Finalement, les vendanges tiraient à leur fin et le patron vint nous annoncer que, tradition oblige, les dernières grappes récoltées seraient entasser dans les vieilles cuves et foulées aux pieds "à l'ancienne".

Ce fut un joyeux capharnaüm et nous nous retrouvâmes tous pieds nus à fouler ces grappes gorgées de jus sirupeux. Je ne sais qui lança l'idée mais bientôt les grappes volèrent d'une cuve à l'autre accompagné de grands éclats de rire. Le jus de raisin nous coulait sur les cheveux et les vêtements et se fut spontanément que nous avons commencé à nous dévêtir pour nous débarrasser de ces vêtements collants. La bataille faisait rage et bientôt elle se déroula entre occupants de la même cuve. La brunette était avec moi et je profitais de chaque brassée de raisin que je lui jetais pour admirer son corps superbe. Ces jambes étaient d'une finesse et d'un galbe incomparables, halées par le soleil de l'été et sculptées par le sport qu'elle devait pratiquer régulièrement. Ces hanches surmontées d'une taille fine se creusaient vers le bas pour laisser deviner son pubis soigneusement entretenu pour ne laisser qu'un minuscule triangle de toison sombre et rase. Sa poitrine ferme ondulait à chacun de ses mouvements. On la sentait lourde de son propre poids, les mamelons fièrement dressés. Son cou n'en paraissait que plus fin et semblait fragile même pour soutenir un aussi doux visage. Sa longue chevelure brune tombait en cascade sur son dos, surmontant la courbure enchanteresse de ses reins et de ses fesses. Perdu dans ma contemplation, je me laissais surprendre et reçus en plein visage une brassée de raisin dégoulinant de jus. Surpris, je basculais  et s'est en cherchant à m'accrocher que je saisis un bras, entraînant le reste du corps avec moi. En essayant de me dégager, je m'aperçus que c'était elle, hilare de se retrouver allongée au dessus de moi. Malgré le raisin qui lui collait à la peau, je sentais sa chaleur se répandre en moi, sensation de brûlure exquise, tant ma sensibilité était exacerbé par la vue de son corps sur le mien. Elle déposa un baiser fugace sur ma bouche ébahie et me pris la main pour m'aider à me remettre sur pied. Le fond de la cuve était maintenant glissant et s'y tenir debout était devenu une gageure. A peine debout, elle glissa, m'entraînant avec elle. Cette fois, c'était moi qui me retrouvais au dessus d'elle. Elle plongea ses yeux malicieux dans les miens, tout en se mordillant la lèvre inférieure. Je posais délicatement mes lèvres sur les siennes, attendant sa réaction. Enhardi, je laissais glissé ma langue entre mes lèvres entrouvertes et par petits coups légers suivais le contour des siennes. Sa langue vint à la rencontre de la mienne. Ce fut un baiser chaud, fougueux, interminable. Hors d'haleine tous les deux, autant par le baiser que par l'excitation qu'il avait déclenché, nos mains commencèrent à explorer nos deux corps. Je promenais les miennes sur son cou, descendant sur les épaules, plongeant vers ses seins. Je titillais les mamelons, les sentant se dresser sous cette caresse. Je posais ma bouche sur sa peau sucrée, léchant le jus collant. Chaque coup de langue lui tirait de petits gémissements et lorsque ma bouche atteint son mamelon durci, elle se cambra, collant son pubis sur mon sexe tendu. Surprise de son contact, elle gémit de plus belle. Ma bouche continuait à stimuler son téton, pendant que mes mains se mirent à explorer son corps, découvrant chaque creux, chaque rondeur, chaque recoin. Je vagabondais ainsi évitant soigneusement son entrejambe qui pourtant ondulait sous mes caresses. Ne tenant plus, elle prit ma main qu'elle dirigea vers son antre humide et chaud de désir contenu. J'eus comme l'impression d'être happé tant son bassin s'arquait sous mes caresses. Ses lèvres étaient gonflées de désir, son bouton de rose, tendu d'excitation roulait sous les mouvements circulaires de mes doigts, lui arrachant de petits cris de plaisir. Brutalement, elle se redressa me repoussant en arrière; Je me retrouvais assis, le membre fièrement dressé. Elle plongea la tète en avant et goulûment commença à le téter, lui imprima des mouvements de bas en haut de la main tandis que je sentais mon gland toucher le fond de sa gorge. Ses ongles griffaient délicatement la peau de mes testicules. Elle m'enjamba alors, s'assis sur moi et s'empala sur ma queue. Son sexe inondé de cyprine glissa sur mon membre avec une aisance qui me donna la sensation qu'il avait été façonné pour lui. Elle poussa un râle de plaisir, me mordillant le lobe de l'oreille, ses mains agrippées à mes fesses. Je la pris par les hanches et lui imprimais des mouvements de va et viens sur mon sexe. Elle ahanait en continu, jetant toutes ses dernières forces dans ce corps à corps torride. On aurait dit qu'elle voulait évacuer toute la tension accumulée par ces trois semaines de promiscuité et de chasteté. Chaque fois que je la sentais prête à exploser, je ralentissais mes mouvements, pour reprendre de plus belle, faisant remonter en flèche le baromètre de son plaisir. Elle finit par me supplier d'en finir où elle allait mourir de plaisir. Je la repoussais alors tendrement et me glissais derrière elle, admirant au passage ses fesses divinement galbées prolongées par la cambrure de ses reins. Je m'introduisis dans sa fente lubrifiée à souhait, la pris par les hanches et commençais par mouvements d'avant en arrière à la pistonner de mon sexe fièrement dressé. Elle gémissait en continu, s'empalant elle même sur moi, secouant la tète de droite à gauche. Je vidais alors par jets le contenu de mes bourses en prononçant son prénom qui allait devenir si familier pour moi. Dans un dernier spasme, elle s'écroula inerte et repue, satisfaite et heureuse.

Par la suite, chaque jour, où nos corps se sont ainsi réunis, nous a apporté les mêmes sensations de plénitude, la sensation de toucher au firmament.