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Août 2005

Le défi (mercredi 17 août)

Je te rappelle que demain, je suis en vacances.

Oui et ? dois tu te demander.

Je te rappelle que mon collègue est rentré mais que tous les responsables de l’étage sont actuellement en congés.

Ce qui veut dire moins de travail également pour la femme de ménage qui ne devrait pas s’éterniser.

Tu ne vois toujours pas ? sourire… je devine ton sourire pourtant.

Dois-je t’en dire plus ?

Mon collègue ? tu le sais bien, il ne fera pas de vieux os.

Et je ne désespère pas de lui substituer la clé du bureau d’ici la fin de la journée (quel motif ? en faire un double pardi ;) il n’y aurait pas de raison).

Mais pourquoi t’écrire cela ? Voyons… un peu d’imagination que diable… Te souviens tu de cette délicieuse fellation contre la porte de mon bureau ? De l’éventualité d’une galerie « Délice au bureau »?

Je te lance le défi… Certes je ferai des heures supp ce soir, certes tu prendras la voiture au lieu de la moto (que tu n’as plus et pas encore), mais il n’y a rien au programme télé ce soir ! rien ne nous presse ! Les routes ne seront pas chargées !

Sourire, la séance photo sera t-elle le seul défi ?

A toi de me répondre…

Le Baiser (3) (mardi 16 août)

Nous nous ratons un peu ces derniers temps. Les vacances approchent c’est vrai, mais se font attendre. Et ce matin ce fut la course pour ne pas rater ce train.

Pourtant en unissant mes lèvres aux tiennes sur le quai de la gare, ce fut comme si le temps s’était arrêté. Un éternel recommencement.

L’alchimie de nos deux corps, unis dans cet instant magique, provoqua instantanément les symptômes cliniques du trouble et du désir qui surgit :

  • - Accélération du rythme cardiaque, désordonné par rapport à la pression de nos lèvres.
  • - Souffle coupé
  • - Légère chaleur au creux des reins,
  • - Amnésie soudaine qui fait oublier le monde qui nous entoure.
  • Tout ceci influé par ce baiser qui n’avait rien de pressé dans cette course contre la montre, baiser langoureux, sensuel et érotique qui valait bien l’étreinte la plus torride.
  • C’est grave docteur ?

    L’éveil  (Vendredi 12 août)

    L’aube savoure ses derniers instants,  profitant en ce mois d’août, du lever de plus en plus tardif de l’astre solaire.

    Mais le Temps, égal à lui même, passe inexorablement.

    Six heures, l’heure pour moi de te réveiller.

    Selon le même rituel, j’entre dans la chambre, j’ouvre les stores, je me retourne.

    Tu es là, emmitouflé dans le draps, ravi à en voir les traits de ton visage, de t’être abandonné dans les bras de Morphée.

    Je tire doucement le drap pour te découvrir.

    Dans la pénombre de l’Aube qui se meurt, je ne peux m’empêcher de penser que tu es beau ainsi, à dormir dans la position du chien de fusil, le visage détendu.

    Point d’érection matinale (il faut dire que nos ébats de la veille nous ont menés jusque tard dans la nuit) mais un sensuel jeu d’ombre et de lumière sur ton corps dénudé.

    Je m’approche enfin.

    M’agenouillant à tes côtés, j’épouse du regard la rondeur de tes fesses rondes et fermes, dévalant la pente douce de la courbe de tes reins puis je remonte le long de ton dos, que ta respiration sereine soulève doucement, jusqu’à la naissance de ta nuque.

    Et sans me lasser, je parcoure de nouveau le chemin inverse et m’arrêter à nouveau sur le galbe de tes fesses.

    Je me penche alors vers le creux de tes reins, à peine dissimulé par ton bras qui protège ton intimité.

    J’hume ton odeur. Tu sens « l’Amour », subtile flagrance, mélangeant le parfum de notre étreinte et ton odeur de mâle, accentuée par la chaleur du drap dont je viens de te découvrir.

    Je ferme les yeux, toute à cette effluve qui flatte délicieusement mon nez de manière envoûtante.

    Rien ne vient troubler cet instant de plénitude amoureuse ; tout est silence.

    Seule ta respiration sereine demeure comme un soupir à peine perceptible.

    Le Temps semble s’être arrêté.

    Ta vue m’avait charmée, Ton parfum enivrée et le silence de l’Instant, envoûtée.

    Il ne me restait plus qu’a succomber à l’irrépressible envie de caresser ce rêve éveillé et goûter ton corps doré des premiers rayons du soleil.

    C’est donc irrésistiblement appelée à toi, après un dernier regard sur ton corps alangui, que je dépose délicatement mes lèvres au creux de tes reins, répondant ainsi à l’invitation sensuelle de mes sens en éveil.

    Ta peau est douce et tendre sous la pression de mes baisers.

    Ma langue, délicatement glissée entre mes lèvres, parcoure elle aussi le creux menant à ton bas ventre - J’aime ta saveur légèrement salée - tandis que ma main amoureuse s’attarde sur tes courbes, caressées du regard quelques instants auparavant.

    Je m’arrête… je te regarde, te sent, te caresse, te goûte et t’écoute une ultime fois encore puis je remonte à toi.

    Tu souris, toujours endormi.

    Je dépose un baiser dans ta nuque et susurre à ton oreille :

    « Secret… il est l’heure de te lever »

    « Merci ! » (10 août)

    Nous tenions à vous le dire : « merci ! »

    Merci pour votre soutien et votre présence, sans qui DS ne vivrait pas !

    Chacun de vos encouragements et compliments, qu’ils soient fait ici via notre LO, sur notre bal, ou via d’autres sites sur lesquels nous errons, nous va droit au cœur.

    Nous remercions tout particulièrement les « fidèles » qui représentent plus de 50% de nos visites journalières, consacrant l’esprit que nous voulions influer à DS,  à l’instar de ce que nous pensons être : simple, de bonne compagnie, discret, accessible et intimiste.

    Si nous devions émettre un souhait : n’hésitez plus, osez !

    Ecrivez nous, faites nous partager vous aussi votre ressenti.

    Le vrai partage, n’est-ce pas de donner comme de recevoir ?

    Nous sommes toujours très heureux de vous découvrir.

    On vous embrasse Toutes et Tous :)

    Délice et Secret

    Fantasme? (9 août)

    La bisexualité féminine doit détenir la palme en matière de fantasme (et si tel n'était pas le cas, elle n'en serait sans doute pas loin!).

    Je ne compte, en effet, plus les hommes qui ne restent pas indifférent à cette idée...( et quoi de plus normal, certaines amours féminines sont divinement délicieuses).

    Mais qu'en est-il de vous Messieurs ?

    Tout de suite, j'imagine assez bien (pour la majorité d'entre vous), votre visage se crisper et telle une huitre, vous vous refermez (vous désolant peut-être sur le fait que le sujet avait pourtant bien commencé :)) tout en vous assurant vous même intérieurement que vous êtes hétéro à 100, que dis-je, 200%.

    Pourtant quand votre douce vous caresses les fesses, l'entre fesse, de ses mains ou de sa langue...

    Certes, "bisexualité" est un terme un peu anatomique, qui  manque un peu de charme et d'érotisme.

    Aussi reprendrai-je le terme si joli de "bisensualité" que m'a fait partager au cours d'une discussion, un de nos contacts.

    "Bisensualité"... cela sonne doux au creux de l'oreille, cela invite l'imagination à batifoler (la votre ne batifole pas ?) et surtout, cela élude la "sexualité" qui imposerait chez nos hommes la notion du rapport sexuel, cette notion même qui leur fait serrer les fesses et devenir agressif (patapé) si on aborde le sujet.

    Prenons le donc avec humour! je suis d'humeur taquine! je ne me moque point et je comprends très bien.

    Pour étouffer dans l'oeuf quelques inquiétudes que la lecture de ces mots auraient pu faire naître;  je clame HAUT ET FORT que Secret est 100% hétéro lui aussi, et si l'envie lui prends, libre à lui de disserter sur le sujet :).

    Si fantasme il y a, je ne parlerai que de moi.

    Et comme il est coutume de dire "fontaine, je ne boirais pas de ton eau", je m'en suis ouverte à Secret.

    C'est vrai, après tout! je connaissais les premisses des plaisirs saphiques, mais lui ? qu'en était-il ? à défaut de bisexualité (Secret serre fort ses fesses aussi ) qu'en était-il de la bisensualité masculine?

    N'imaginant pas Secret dans un rapport sexuel purement masculin, tout simplement parceque les positions permises ne sont pas pour moi synonyme d'érotisme et de sensualité, je ne lui ai pas caché l'indéfinissable émotion que faisait naître en moi l'hypothèse de SA bisensualité masculine.

    En fait, dans mes scenarii les plus audacieux, je ne vois pas Secret comme actif, je ne vois pas certaines caresses s'échanger (comme le baiser) ,mais (que vois-je donc, me direz vous!) dans le mélange des corps et des esprits, dans un quatuor complice et uni, je ne pense pas m'offusquer si notre complice masculin éprouvait du désir à le caresser.

    Voilà un sujet bien délicat à soulever j'en conviens! fort de ses tabous!

    Je me demande seulement ce que peuvent en penser les hommes mais aussi les femmes... Qui penche pour le "c'est hors de question" ou " le pourquoi pas" ou encore le "je n'ai jamais osé en parler et pourtant.."

    Voilà un sujet de sondage à méditer :)

    Délice

    On ne peut pas plaire à tout le monde ?  (Lundi 8 août)

    Tiens ! un message…je clique pour le découvrir.

    l………r   le 09-07-2005 à 10:48
    Vos photographies sont belles, au travers de votre
    textes et de l'abondance d'images, ne pensez
    vous pas faire trop apparaitre une forme
    d'exhibitionnisme démonstratif exclusivement
    retourné vers vous mème sans qu'il n'y ait pas
    la moindre place pour d'autres ?. Y à til dans
    votre coeur de la place pour quelqu'un d'autre
    que pour vous mème ?

    Secret m’a laissé le soin de leur répondre. Je terminai mon message par une promesse, et je fais toujours en sorte de tenir mes promesses, autant que faire se peut : leur message se trouve sur notre site.

    Pourquoi ?

    Parce que nous voulions vous le faire partager, vous interpelle t-il ? qu’en pensez vous ? le partagez vous ?

     

    Qui a dit que les courses étaient une tâche rébarbative ? (Vendredi 5 août)

    Beaucoup d’entre vous, j’en conviens.

    C’est sur que déambuler dans les rayons, en zizaguant entre les caddies et les réunions de bout de rayons, et en évitant les collisions en tout genre, n’a rien d’une partie de plaisir.

    Il suffit pour cela d’agrémenter le moment d’un petit zeste d’érotisme pour rendre le sourire au plus ronchon des hommes à qui l’idée de la grande surface file des boutons.

    Secret ne va plus tarder ! Hop hop hop, il est grand temps de se préparer (je sais je sais, je traîne encore nue sous mon peignoir à cette heure avancée de l’am ! et alors ? :)).

    Que vais-je donc bien pouvoir ne pas mettre ? Il ne me faut pas longtemps pour me décider, je serai entièrement nue sous mes vêtements, et seule cette petite robe d’été permettra une agréable silhouette sans trop laisser deviner le négligé qu’elle cache.

    Seulement, en étant si près du corps, elle n’autorise pas vraiment quelques possibles effleurements en toute discrétion, je choisis donc ce petit cardigan assorti que je laisserai volontiers ouvert.

    Mes nus pieds à talons, et me voilà parée pour aller affronter la foule de ce vendredi en cette fin de journée.

    Ni trop ni pas assez, je préfère opter pour la technique du caméléon : se fondre dans le décor pour mieux chasser.

    Sur le trajet, Secret me raconte son après-midi, sa main posée sur ma cuisse, comme bien souvent lorsqu’il conduit.

    Il a sourit en me voyant, me complimentant de cet effort vestimentaire pour la tâche aussi ingrate que nous allions accomplir, sans pour autant se douter qu’il était tout simplement en train de mordre à l’hameçon !

    Voiture garée, Caddie mené, nous entrons enfin dans l’antre de la Grande Consommation, et nous mêlons à la foule d’adeptes qui comme nous, sont venus sacrifier leur porte-monnaie sur le grand autel de l’Economie.

    Je ne cherche pas à croiser les regards, hommes ou femmes, qui se posent sur moi, laissant le soin à Secret de découvrir de lui même l’effet que je peux procurer.

    Direction le rayon des conserves (n’avez vous jamais remarqué que les boites de conserves ne rencontrent pas un franc succès en temps de passage ? les gens passent sans s’y attarder :)).

    Voyons voir… que choisir entre lentilles et lentilles…c ‘est drôle, les lentilles sont généralement placées en bas des rayons… Secret, derrière moi rêve sur les petites boites de maïs !

    Voici le moment propice, la chasse est ouverte et la proie ne se doute aucunement de rien.

    Alors que Secret a depuis longtemps laissé son cœur balancer sur telle marque de petites boites de maïs, je m’attarde, le nez sur mes lentilles.

    Mon médecin ferait des bons en voyant la manière dont je maltraite mon dos. Il faut toujours s’accroupir pour être plus proche du sol et non pas se pencher en avant, en cassant sa colonne au niveau de ses reins, présentant ainsi  sa croupe à tout va !

    Ma foi, quand s’est de Secret dont il s’agit, je suis prête à souffrir le martyr :).

    « Ma chérie, que cherches tu ? » me demanda t-il en posant nonchalamment une de ses mains sur ma taille.

    « - des lentilles bien sûr » répondis-je en ne levant pas le nez.

    Le ton de sa voie est sans équivoque. La position prise ne l’a pas laissé insensible et sa main parcoure déjà le territoire qu’il vient de s’approprier jusqu’à ce qu’une pression des doigts trahisse le soudain intérêt de sa quête.

    « Mais… c’est une idée ou tu ne portes rien là dessous ? »

    « Hum, pardon ? » (n’oublions pas que j’étudie toujours de près mes lentilles)

    Sa main, insiste, ses doigts cherchent… et ne trouvent aucun tissu qui pourrait le contredire dans son affirmation.

    Sa deuxième main, sans doute jalouse du moment vécu, se porte elle aussi à ma taille et à ma grande surprise, voici Secret intéressé lui aussi par les lentilles, qui s’accole à mes fesses, se penche et susurre : « Vous m’avez caché cela Mme Secret ».

    Et hop, voilà mon Secret qui a mordu à l’hameçon.

    Je me redresse, les mains vides (décidément les lentilles, que c’est dur de choisir), m’échappe des mains de Secret, me retourne et souris.

    Ses yeux pétillent et son sourire en dis long.

    J’imagine aisément le trouble provoqué dans son pantalon.

    Il se rapproche.

    C’est là que le précieux cardigan me vient en aide.

    Glissant une main dans mon dos, il m’attire à lui pour m’embrasser.

    Son autre main, toute dévouée, effleure alors mon sein, qui sous l’effet de la situation, se dresse effrontément, trahissant mon émotion.

    Secret se recule un peu…et sourit !

    Non ! ! je n’ai pas osé ?

    Ben si si ! c’est le double effet « kiss c..l » !

    A son « hum hum… » (aucun autre son ne sortira de sa bouche), je rétorque un « Quoi ? » tout étonné et souriant avant que de m’envoler au bout du rayon rejoindre la foule de l’allée principale.

    Je vous dispenserai du reste des rayons (si si les courses au fond c’est une tâche rébarbative !), de notre chassé croisé, des frôlements du tissus, des désirs soupirés, des envies démasquées, des mains baladeuses et du sourire suspect qui occupent nos lèvres et intrigue ceux et celles qui le croisent.

    Quand à ce qu’il a pu se passer ensuite ?

    Dois-je vous faire un dessin ? :)

    Le Baiser (jeudi 4 août) –2-

    Je ne l’ai vu qu’une fois, l’année dernière déjà.

    Nous nous étions rencontrés dans un café feutré, et pourtant bien rempli, dans le cadre de la motivation commune à nos deux couples : la recherche de nos complices Libertins.

    D’elle, je garde le trouble d’une femme émouvante, souriante et charmante.

    Femme enfant envoûtante.

    Perdus de vue pour « raisons personnelles », nous nous sommes retrouvées, il y a quelques jours de cela,  toutes deux, via écran interposé, pour disserter sur le baiser.

    Elle m’a fait l’aveu troublant du désir d’accoler ses lèvres aux miennes.

    Je lui ai tu tout le trouble délicieux que cette communion procure, forte de mes instants vécus.

    Je lui ai tu cette envie de le lui faire découvrir.

    Mon imagination a fait le reste.

    Je ne veux dans cet instant aucune « animalité », aucune précipitation ; je voudrais pour elle l’instant inoubliable et transcendant.

    Un baiser emprunt de douceur et de délicatesse, à l’image de tout ce qu’elle dégage.

    Je ne désire rien d’autre que cet instant magique, ou surmontant les appréhensions, nos lèvres enfin réunies, nous partagerons nos troubles et nos désirs, mêlant nos souffles saccadés par l’émotion.

    Nous en oublierions nos hommes, spectateurs attentifs ou acteurs discrets, qui sait ?

    Cet instant sera t-il le sésame secret d’autres caresses à partager, femme contre femme.

    Aujourd’hui, je l’ignore,  mais elle m’a permis de rêver !

    Délice

    Le Baiser (mercredi 3 août) -1-

    Bientôt Gare de l’Est, l’annonce de l’arrivée tire les derniers usagers de leur sommeil « minute » quand le serpent mécanique entre en gare.

    A la porte, attendant la « délivrance », je les vois une fois encore, comme chaque matin ou presque depuis deux mois.

    Seuls au monde, dans leur écrin de ferraille sur le quai d’à côté, ils ne voient personne que leur Amour brûlant, assoiffé de baisers.

    Hypnotisés par leurs mots d’Amour qui défilent dans leurs yeux; ils ne disent pas un mot, se souriant l’un à l’autre et sacralisent leur serment en baisers passionnés : ainsi vivent les Amants.

    Témoin involontaire et pourtant assidue de leur Amour contrarié, je m’improvise « voyeuse » le temps d’un train qui s’arrête.

    Cela, au fond, leur importe peu… je n’existe pas pour eux. Je ne suis personne, je ne suis pas là.

    Combien sommes nous à avoir capté cet instant caché ? Autant d’anonymes qui ne font que passer ici ou ailleurs.

    Les amants sont partout, dans un train, dans un bus, un métro, ensemble physiquement ou dans leur pensées.

    Je ne peux m’empêcher de sourire, et de les envier.

    Je ressens au tréfonds de moi-même les affres de l’absence que notre quotidien nous impose à Secret et à moi.

    Et d’un encouragement muet, je les invite encore à unir leurs lèvres en baisers passionnés, puisqu’ils sont ensemble.

    Qu’ils s’embrassent donc pour nous, de nouveau séparés, le temps d’une journée !

    Délice

    Le bureau (mardi 2 août)

    J’entre, laissant à la porte le soin de m’enfermer dans cet espace aseptisé qu’est mon bureau.

    Le soleil baigne de ses rayons ma place qui n’a pas bougé. Comme à l’accoutumé, je pose mes affaires, allume mon ordinateur, je m’installe et… je regarde la porte.

    Mon collègue en congé ne fera pas obstacle aux souvenirs pas si lointains, qui ressurgissent.

    Je me souviens.

    Tout était parti d’un manque de Temps, chacun d’entre nous sait que l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut.

    Secret s’était réveillé ce matin là (mercredi dernier pour être exacte) avec une érection délicieusement impudique.

    Seulement voilà, bien que l’envie furieuse de le prendre en bouche pour assouvir un désir aussi impérieux que soudain se fit présente, nous n’avions pas le temps.

    Une réunion prévue dans la matinée ne m’autorisant pas à faire l’école buissonnière.

    Quelques baisers et caresses sur le membre érigé, je poussais à regret Secret vers la salle de bain.

    Quelques instants plus tard, sur le quai de la gare, ensorcelée par cet acte manqué, je le regrettais encore.

    Secret souriait, tentant de me consoler, en vain de ma déception.

    Mon désir si présent ne se résolvait pas à laisser s’évanouir l’instant fugace et si fort dont l’Aube, maintenant disparue, avait été témoin.

    La technologie pris donc le relais entre le feu bouillant de mon désir inassouvi et la distance qu’inéluctablement le train mettait entre nous.

    Un SMS, puis deux, puis d’Autres, plus brûlants les uns que les autres, nous avouaient nos envies inassouvies et nos fantasmes immédiats.

    « Quel rapport ? » me dirait vous avec la porte de mon bureau ?

    Certains, certaines, auront devinés, d’autres cherchent encore.

    Le train quand à lui, insensible à mes émois, m’amena sans faillir (une fois n’est pas coutume :) ) jusqu’à gare de l’Est ou je me laissais emporter par le flot des usagers pressés dont aucun ne vit, ni même ne pressentit, le trouble ni la moiteur du désir que nos échanges avaient contribués à entretenir et grandir.

    Au delà de l’horizon de la vague humaine qui s’engouffrait dans la bouche de métro, Secret, dans son bureau, était toujours en érection… il me l’avait avoué.

    Suite (mardi 2 août)

    Les SMS tout aussi frustrant me poussèrent à aller plus loin dans le « vice » (si bon de cette façon).

    Je décidais de ne pas aller directement au bureau de la manière la plus rapide.

    Descendant deux stations avant, j’entrepris de terminer le trajet à pieds, mon entrejambe humide me rappelant, si besoin en était, l’état d’excitation dans lequel je me trouvais.

    Je mis mon kit main libre, composais le numéro de Secret, toute émoustillée à l’idée de poursuivre de vive voix nos échanges « SMStiques ».

    Pour ceux qui connaissent les plaisirs par téléphone, vous imaginez la délicieuse torture de vouloir poursuivre si ardemment un échange torride, en n’attirant pas l’attention des passants qui vous frôlent !

    Pour ceux qui ne connaissent pas, n’hésitez pas un instant à confier vos envies les plus secrètes à votre aimé, via cet appareil! vous seriez étonnés !

    La voix trouble de Secret ainsi que sa surprise me donnèrent matière à m’enhardir.

    Il ne pouvait pas parler ! Qu’importe ! je le fis à sa place. Lui susurrant un subtile mélange de mots tendres et crus, devant les regards étonnés des rares passants du matin, que mon sourire et mon rose aux joues devaient surprendre.

    D’une voix douce, un peu rauque, je lui dit la manière dont, à l’instant, je voulais déguster son vit, et tout ce que cela suscitait en moi d’excitation.

    Nous en vînmes à mon bureau.

    Le besoin impérieux de le sentir au creux de mes reins s’échappa en mots voluptueux.

    Le scénario était lancé.

    Je raccrochais, sa promesse de découvrir un cliché de sa virile érection dans ma bal perso, dès mon arrivée, me fit presser le pas.

    Je fis les derniers mètres dans un état d’excitation indicible, pestant contre l’ascenseur qui se faisait désirer.

    L’ordinateur allumé, je redécouvrais l’objet de mon désir, provocateur, affiché sur mon écran.

    Le cliché transportait tout l’interdit de la situation ! j’y sentais Secret inquiet à l’idée d’être surpris et cela n’en eu que plus d’effet.

    Je serrais fort mes cuisses pour comprimer au creux des reins  mon désir envahissant, frôlant le tissu qui voilait mon intimité excitée.

    Je souris, regardant l’heure, le cliché de Secret, telle une promesse, et décidais de patienter jusqu’au soir.

    La journée se déroula sans encombres, nos échanges du midi restèrent soft, presque anodins, aucun de nous ne branchant l’autre sur la situation aussi excitante qu’incongrue du matin.

    Le temps me parut long… 16h30, l’heure habituelle à laquelle je quittais les locaux arriva doucement.

    Puis 17h30… bientôt l’heure pour Secret de quitter son poste… je relis quelques SMS non effacés du matin.

    Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouvais à nouveau dans cet état de trouble  et d’excitation non assouvie qui avait donné le ton à ma journée.

    La dernière heure fut la plus longue.

    Secret avait une bonne heure de route pour rejoindre la Capitale, et je me languissais de le retrouver.

    Le téléphone sonna, son numéro affiché annonçait son arrivée. Je couru lui ouvrir et l’attira dans mon bureau dont je refermais la porte.

    Le chariot dans le couloir assombrit son sourire.

    Non, nous n ‘étions pas seuls ! Je le lui confirmais. Au bout du couloir, malgré les 19h sonnés, restait encore le chef comptable qui aimait à s’attarder le soir !

    La voluptueuse levrette dont nous avions disserté les moindres détails ne serait pas pour ce soir.

    Pourtant, elle était palpable à nos corps, et nous n’avons jamais été aussi proche de la réaliser.

    Optant pour la sagesse, et afin d’éviter toute intrusion inopportune dans mon bureau dont je n’ai pas la clé, je demandais à Secret de s’adosser à la porte, le temps de me changer, et de revêtir ma tenue de motarde.

    Je m’approchais alors, l’embrassa à pleine bouche, tandis que d’une main, je descendis sa fermeture éclair, déboutonna son cuir, pour passer plus aisément ma main sous le tissu afin de retrouver ce sexe trop tôt quitté le matin même.

    Il ne m’échapperait plus… qu’importe le chef comptable, ou la femme de ménage.

    Je m’agenouillais, et sans plus attendre, le prit en bouche, gourmande et affamée.

    Happé, aspiré, sucé, pourléché, cajolé par mes soins, son sexe ne mit pas longtemps à devenir tendu et turgescent.

    J’adore jouer ainsi sur sa hampe dressée, une main caressante sur ses bourses gonflées.

    La porte n’était pas fermée à clé, et Secret était le seul obstacle à son ouverture.

    A ces genoux, soumise et affairée, je me régalais de ce moment de plaisir dont j’avais été trop longtemps privé.

    La main que Secret passa dans mes cheveux fut le signal.

    La pression de ses doigts sur mon cuir chevelu annonçait la jouissance, je levais les yeux.

    Son visage, ses yeux clos, trahissaient le plaisir qu’il prenait à s’introduire ainsi dans ma bouche gourmande et active.

    J’adorais le voir ainsi.

    Je voulu jouer, retarder l’instant imminent mais il ne l’entendit pas de cette façon et alors, que doucement, je me retirai pour imposer à son membre un instant de répit, il accompagna mon recul d’un mouvement du bassin, refusant la séparation que je m’apprêtai à faire.

    Docile et amoureuse, j’entrepris de le garder en bouche, jusqu’à, l’ ultime coup de rein, puissant et vigoureux, qui le délivra, dans un râle retenu, au fond de ma gorge.

    C vrai, depuis je ne regarde plus la porte de mon bureau de la même façon :)

     

    Le Charme

    Ce tout petit supplément d’âme ! (lundi 1er août)

    Le  « Charme » est un mot séduisant qui ne fait pas nécessairement appel à la « Beauté », fort du pouvoir attractif (ainsi est sa définition) qu’il exerce sur chacun d’entre nous, de façon tout à fait subjective.

    « Etre sous le charme » prend alors tout son sens.

    Il n’a pas à répondre aux critères souvent généralisés du « Beau », et ne se soumet pas à l’effet de mode !

    On ne dit pas de la Beauté qu’elle dégage, alors qu’il ne peut en être autrement du « Charme ».

    Non exclusif, le « Charme » est ouvert.

    La majorité d’entre nous se retrouvera plus dans « recherche couple charmant » que « recherche beau couple » !

    Le « Charme » se dédouane ainsi du carcan qu’instille nécessairement le beau.

    Il a juste en plus ce tout petit supplément d’âme !

    Non ?

    Ambre

    Mon regard a surpris

    L’  « Ambre », amoureusement posée,

    Délicieuse, alanguie,

    Telle une divinité.

    J’épouse du regard ses courbes divines,

    Saisissant le plus fort de l’instant ultime,

    Songeuse, son esprit est ailleurs

    Serait-ce vers cet Amant ou la porte son cœur ?

    Sa pose, bien polissonne,

    Est une invitation

    De son être qui frissonne

    Sous la joueuse Tentation.

    Je l’imagine ! aisément,

    Succombant aux plaisirs,

    Que son viril amant,

    Esclave de ses désirs

    A distillé en Elle,

    Par mille et une caresses.

    Et par ses quelques vers,

    J’applaudis la prouesse !

    De l’Artiste.

    J’ai toujours apprécié les beaux bronzes, gardant de mon enfance, en souvenir, quelques œuvres cachées, inconnues, au cœur des maisons.

    Jusque là, pourtant, je n’avais pas trouvé d’Artiste qui ait osé, qui interpelle et fasse vibrer en chacun de nous la corde Erotique et Sensuelle de l’Imagination.

    Certains vibrent sur une belle mécanique, d’autres sur de l’art contemporain.

    Sans les avoir vues en vraie, j’ai vibré pour Ambre, Séduction, Agape, Plaisirs, et toutes les autres.

    Au delà de la matière vaillamment travaillé, c’est la pose du modèle, l’œil de l’Artiste, le travail de ses mains, son souffle, sa créativité, ce à quoi il peut penser : est-il fidèle à son œuvre ou tenté de rejoindre la réalité, près de la femme qui pose pour lui ?

    Tous les scénarios sont possibles et je lâche la bride de mon imagination fertile.

    Avec, il est vrai, un peu de frustration car… avez vous déjà touché un bronze ? caressé les lignes altières et fières ? ressenti sa douceur sous vos doigts…

    Vous êtes vous laissé envoûté par la Magie des Angles, ou chacun d’entre eux,  par le jeu de lumière caressant, vous réserve de nouvelles émotions, de nouveaux plaisirs, toujours différents et pourtant renouvelés !

    Bravo aux Artistes !

    - Yves Pirès : http://www.artyp.org/ ,ou "Séduction" a semé en moi tout son trouble dans la vue à 360° qui permet de la découvrir sous tous les angles (icône "diaporama").

    - Xavier Duver : http://www.galerie-chabanian.com/pages/page1.cfm?ID=28, ou "Ambre" m'apparaît comme délicieusement et impudiquement alanguie (chapeau bas au photographe qui a su retranscrire l'osmose entre la lumière et le bronze!!).

    - J Le Nantec : http://www.galerie-chabanian.com/pages/page1.cfm?ID=16, ou « Syracuse » est délicieusement penchée et « l’Esclave » prisonnière !

    - MP Deville Chabrolle : http://www.deville-chabrolle.com/ où j'ai un faible pour "l'heure trouble" surtout sur les vues de profil, deux et trois.

     

    Vous en connaissez d’autres, faites les nous partager !